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Qui n’a jamais rêvé d’être Indiana Jones ? Grâce au « géocaching », vous aussi vous pouvez devenir ce chasseur de trésors parcourant les quatre coins du globe.

Permettant de découvrir en famille les joyaux de son département, mais aussi de se challenger physiquement en partant à la recherche de merveilles cachées au bout du monde, cette chasse au trésor 2.0 réunit aujourd’hui des millions d’adeptes.

Le géocaching, mais qu’est-ce que c’est ?

« Géocaching », quel mot étrange. C’est en 2002, par hasard dans un article de presse, que Thomas Schulze, un informaticien australien vivant à Canberra, découvre ce terme et ce qui va dès lors devenir sa plus grande passion. De qui s’agit-il exactement ? Lancée au printemps 2000 aux États-Unis, cette activité de plein air, mêlant nouvelles technologies et bonne vieille chasse au trésor, est basée sur une application smartphone accompagnée d’un site web baptisé « Geocaching.com », tous deux créés par la société américaine GroundSpeak.


Le principe de ce nouveau loisir consiste à utiliser la technique de géolocalisation par satellite (GPS) pour dissimuler des « caches » – ou « géocaches » comme les appelle GroundSpeak – dans divers lieux autour du monde que les participants doivent ensuite rechercher en utilisant la même technologie GPS. Si les coordonnées permettent généralement d’arriver sans trop de difficultés sur les lieux de la « géocache », encore faut-il ensuite trouver le « trésor » qui peut être très habilement dissimulé. Les participants se rangent en deux catégories interchangeables selon leurs préférences ou leurs humeurs, ceux qui cachent et ceux qui cherchent. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur le site Geocaching.com et de se créer un profil avec un pseudo, puis de choisir une quête pour démarrer l’aventure.


Le géocaching est la chasse au trésor du troisième millénaire, mais le butin n’a rien d’un vieux coffre de bois rempli de diamants et de pièces d’or par des pirates assoiffés de richesses. Mais plus simplement une boîte hermétique contenant un carnet de bord (log-book en anglais) où le « géocacheur » qui l’a trouvé inscrit son pseudonyme, la date et l’heure de sa découverte, ainsi qu’un petit objet laissé par le participant précédent et qu’il peut s’il le souhaite échanger contre un autre.

« Quand j’ai découvert l’existence du géocaching, je me disais qu’il n’y aurait probablement aucune cache autour de chez moi à Canberra. Eh bien, j’avais tort puisqu’il y en avait trois. Ça m’a suffi pour devenir accro ! »

Thomas Schulze - Géocacheur

« Quand j’ai découvert l’existence du géocaching, je me disais qu’il n’y aurait probablement aucune cache autour de chez moi à Canberra, raconte Thomas Schulze. Eh bien, j’avais tort puisqu’il y en avait trois. Ça m’a suffi pour devenir accro ! » Aujourd’hui, l’informaticien à la retraite compte à son actif la découverte de plus de 14 000 caches et il est devenu l’un des membres les plus actifs d’une communauté qui n’a cessé de grandir ces dernières années.
Thomas Schulze, accro du Géocaching depuis 2002

« Le géocaching en chiffres »

afficher nombres clés icone

293 000 En France, il existe plus de 293 000 caches actives.

53 000 En 2018, 53 000 nouvelles caches ont été activées, plaçant la France à la 3e position (derrière les États-Unis et l’Allemagne).

6 millions En 2018, près de 6 millions de caches trouvées en France.

71 millions En 2018, 71 millions de caches trouvées dans le monde.

30 millions Depuis 19 ans, 30 millions de comptes ont été créés sur Geocaching.com.

Chiffres clés

293 000 En France, il existe plus de 293 000 caches actives.

53 000 En 2018, 53 000 nouvelles caches ont été activées, plaçant la France à la 3e position (derrière les États-Unis et l’Allemagne).

6 millions En 2018, près de 6 millions de caches trouvées en France.

71 millions En 2018, 71 millions de caches trouvées dans le monde.

30 millions Depuis 19 ans, 30 millions de comptes ont été créés sur Geocaching.com.

Aujourd’hui, le géocaching rassemble des millions d’adeptes à travers le monde. En France, en 2014, on dénombrait déjà près de 50 000 géocacheurs actifs. Hervé Fouble est l’un d’eux. À Saint-Maixent-l’École dans les Deux-Sèvres, cet ancien officier cartographe de l’armée est même le spécialiste du genre avec 6400 caches placées. Il est l’un des plus gros poseurs de France. « Dans le géocaching, la dimension de compétition est assez forte. En dissimulant autant de caches, j’ai attiré les plus actifs et acharnés géocacheurs d’Europe. » Comme ce Catalan qui détient le nombre record de caches trouvées, rien moins que 150 000 découvertes. « Il y a aussi des Portugais, des Néerlandais, des Anglais et énormément d’Allemands, poursuit Hervé. Ce que j’aime dans le géocaching, c’est qu’il y a différents niveaux de difficulté et de terrain. »

« Dans le géocaching, la dimension de compétition est assez forte. En dissimulant autant de caches, j’ai attiré les plus actifs et acharnés géocacheurs d’Europe. »

Hervé Fouble - Géocacheur

Activité divertissante et familiale, le géocaching peut également séduire les plus sportifs, assoiffés de sensations fortes. « Si une cache est de difficulté 5, c'est qu’il s’agit d’une boîte qui est camouflée pour se fondre extrêmement bien dans la nature, explique Hervé Fouble. Si vous avez un terrain de niveau 5, ça sous-entend du canyoning, du rafting, de l'escalade pour atteindre la boîte. Il faut être bien équipé et bon sportif. » Il évoque notamment une cache en Suisse, qui nécessite deux jours de spéléologie et deux nuits sous terre. Tandis qu’une autre aux États-Unis demande cinq jours de canyoning pour accéder au site de la cache. « À moins d'y aller en hélicoptère ! », s’amuse l’ancien officier.

Une activité qui favorise le tourisme local

Vous l’aurez compris, en plus d’un loisir aussi ludique que sportif, le géocaching est une activité touristique. Dans le département des Deux-Sèvres, l’application répertorie un peu plus de 8000 géocaches, faisant de ce département le quatrième le plus riche en caches, après la Loire-Atlantique, l’Hérault et le Finistère. Et si Hervé Fouble participe grandement à la promotion de sa région et de son patrimoine, il est loin d’être le seul. Rapidement, les responsables du tourisme ont flairé la bonne affaire. Devant l’ampleur du phénomène, la région Nouvelle-Aquitaine a même annoncé il y a trois ans la création de sa propre application de géocaching baptisée « Terra Aventura ».


En partenariat avec les offices du tourisme de la Nouvelle-Aquitaine et les comités départementaux, l’application proposait dès la première année trois cents recherches possibles. Et il y en a pour tous les goûts : des sites médiévaux pour les chevaliers en herbe, le parcours nocturne « Les Griffes de Chizé » pour les insomniaques ou encore le circuit « À la cache aux moules » pour les gastronomes. Au total, Terra Aventura permet trente-six recherches thématisées. Entièrement gratuite, cette offre régionale a su séduire aussi bien les explorateurs locaux que les visiteurs, puisqu’en 2018, l’application revendiquait 70 000 téléchargements pour un total de 720 000 joueurs. Un succès tel qu’aujourd’hui, de très nombreux « touristes programment leurs vacances en fonction des parcours, ce qui fait fonctionner les hébergements et les commerces locaux », assure la Région au quotidien régional La Nouvelle République. Sur sa page Facebook, Terra Aventura compte désormais 18 000 abonnés dont les avis sont tous plus positifs les uns que les autres.

« Habitant en région parisienne, nous guettons les week-ends prolongés, les vacances et tous les moments nous permettant de partir à la recherche de caches… Bref, c’est devenu une véritable passion pour toute la famille »

Pierre Donnars - participant au géocaching

Comme celui de Pierre Donnars qui, depuis deux ans, est devenu « terra addict ». C’est par hasard qu’il découvre l’application de la région aquitaine lors de vacances en famille dans le Limousin, pour les fêtes de Noël. « Habitant en région parisienne, nous guettons les week-ends prolongés, les vacances et tous les moments nous permettant de partir à la recherche de caches… Bref, c’est devenu une véritable passion pour toute la famille », raconte-t-il. « Une application qui fait la promotion du petit patrimoine, je trouve ça formidable », estime quant à lui Hervé Fouble. Si Terra Aventura est organisé et financé par la région Nouvelle-Aquitaine, le géocaching tel qu’organisé par GroundSpeak est une activité basée entièrement sur le bénévolat des géocacheurs. Pour créer ses circuits, Hervé Fouble a utilisé ses propres deniers. Un investissement loin d’être négligeable, puisque l’ancien officier a déboursé plus de 1300 euros, rien qu’en tubes à essai (dont il se sert pour fabriquer des géocaches) et en carburant… Si la satisfaction et le bonheur d’un géocacheur peuvent paraître de maigres récompenses, Hervé Fouble s’en contente, fier de mettre en avant les beautés de sa région.


À l’autre bout de la planète, Thomas Schulze partage cette passion. Aujourd’hui, la région de Canberra abrite plus de 4000 caches, dont 800 ont été soigneusement dissimulées par l’informaticien. « Pour dissimuler mes géocaches, je suis constamment à la recherche de nouveaux lieux que je fais ensuite découvrir aux autres. » Du parc national Namagdi avec ses immenses rochers baptisés « Legoland » à la vallée Orroral, en passant par la réserve naturelle de Tidbinbilla, quel territoire Thomas Schulze n’a-t-il pas parcouru ? « J’ai maintenant parcouru toute l’Australie », explique-t-il fièrement.

Des enfants participants à « Terra Aventura »

Une incitation au voyage et au dépassement de soi

Selon Hervé Fouble, le géocaching peut se pratiquer de bien des manières : les sportifs vont rechercher la difficulté, tandis que les globe-trotters seront plus intéressés par l’aspect découverte. Le géocaching a même bouleversé la vie de certains. C’est le cas de Lisa Kay, 41 ans. Accaparée par son rôle de mère de famille, cette Australienne peinait à trouver du temps libre pour s’échapper. En 2016, elle décide de tenter l’expérience du géocaching avec une amie. C’est le coup de foudre. « Le géocaching m’a poussée à sortir de chez moi, raconte-t-elle. J’ai commencé par découvrir ma ville et ses alentours. Puis j’ai fait le grand saut. Je suis partie à l’étranger. Une grande première pour moi qui étais très casanière ! » Résultat : l’an dernier, Lisa a voyagé deux fois aux États-Unis, faisant la découverte de seize États américains, mais elle s’est aussi rendue à Hong-Kong, en Chine et à Macao. « À Hong-Kong, la cache la plus éloignée que nous ayons trouvée nécessitait de prendre un ferry, un train, deux bus, un taxi, puis de marcher trois kilomètres, avant d’entamer une descente en rappel le long du littoral. L’expérience de ce parcours ainsi que les paysages somptueux que j’ai eu la chance de découvrir ont contribué à rendre ce voyage mémorable. » Lisa l’avoue, non sans fierté : le géocaching l’a sortie de sa « zone de confort ». Grâce à cette activité, elle s’est découvert une âme d’aventurière dont elle ignorait l’existence. « J’ai fait de la randonnée, j’ai gravi des montagnes, j’ai fait du kayak, j’ai nagé pour rejoindre des bateaux et j’ai même creusé des tunnels dans les égouts… énumère-t-elle. Le géocaching m’a donné une raison d’être active et de passer du temps en dehors de chez moi. »


Le Français Hervé Fouble a choisi, lui, de voyager en Amérique du Sud. Il y a trois ans, il s’est rendu au Pérou où des caches se trouvent sur le site du Machu Picchu. En compagnie de deux amis – qui se sont rencontrés grâce au géocaching et qui, depuis, sont mariés et parents –, le Saint-Maixentais loue un 4x4 pour atteindre la ville de Kuzco. Puis le trio s’est retrouvé sur le site archéologique inca de Kanamarka à la recherche d’une « boîte qui n’avait jamais été trouvée, explique-t-il. On s’est tapé 440 kilomètres de pistes à 3500 mètres d’altitude pour finalement atteindre les 4030 mètres en arrivant sur le site. Mais nous avons découvert un endroit magique ! » Et la fameuse boîte !

« Le géocaching m’a poussée à sortir de chez moi. J’ai commencé par découvrir ma ville et ses alentours. Puis j’ai fait le grand saut. Je suis partie à l’étranger. Une grande première pour moi qui étais très casanière ! »

Lisa Kay, 41 ans, participante au Géocaching


Lisa Kay, adepte du géocaching
Top 5 des géocaches les plus extrêmes

Si pour certains, le géocaching est une occasion de balade familiale, pour d’autres c’est une manière de vivre des sensations fortes. Si vous êtes un géocacheur sportif et intrépide… ce « top de l’extrême » est fait pour vous. 

1.    Au sommet du mont Blanc

Une cache idéale pour les adeptes d’alpinisme et notamment les fans de Marie Paradis – la première femme à gravir le mont Blanc en 1808. La récompense est perchée à 4669 mètres d’altitude, au sommet du toit de l’Europe, plus précisément au rocher de la Tournette. Mieux vaut ne pas avoir le vertige… Une fois le butin repéré, on écrit son pseudonyme ainsi que la date de la découverte. Attention à bien se préparer, un bon entraînement et une bonne condition physique sont indispensables.


Lien : Rendez-vous ICI pour en savoir plus!

2.    Via Crúcis, au milieu de l’Amazonie

Cette fois, les (bonnes) chaussures de trek sont de mise. Pour atteindre cette cache, il faut s’enfoncer dans la nature sauvage de la jungle amazonienne. Elle se situe près de la petite ville de São Gabriel da Cachoeira, perchée sur les rives de la célèbre rivière qui serpente à travers l’Amérique du Sud, le Rio Negro. Pour ceux qui ont horreur des insectes et des serpents ou qui ont peur des piqûres et morsures, il n’est pas conseillé de tenter cette quête. Mais si vous êtes Indiana Jones, elle est faite pour vous.


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3.    En Antarctique

La course au pôle Sud ! Située à cinq minutes du camp touristique d’Antarctique, cette cache est l’une des plus insolites. Pour écrire son nom, évitez le stylo dont l’encre risque de geler avant que vous puissiez vous en servir… Crayon à papier, donc. Pour ramener une preuve de votre découverte, le petit selfie est conseillé, que vous pouvez d’ailleurs envoyer au propriétaire de la cache qui réside et travaille à la station du pôle Sud. À vos doudounes, vos après-ski et autres accessoires bien chauds pour affronter la banquise. Les manchots vous attendent… 


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4.    La porte de l’enfer

Pour les plus superstitieux, le diable se cache certainement sous ce cratère. En réalité, cette « porte de l’enfer », située au Turkménistan, est ainsi appelée en raison de son foyer de gaz naturel, brûlant en permanence depuis qu'il a été allumé en 1971 par des pétrochimistes soviétiques. Bien que non sécurisé, ce paysage incandescent attire bon nombre de touristes…et de géocacheurs. Attention à ne pas vous brûler !


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5.    Au fond de l’océan Indien

Si vous adorez la plongée, cette géocache est faite pour vous ! Néanmoins, les palmes, le masque et le tuba ne vous seront d’aucune utilité pour cette expédition. En effet, cette cache est enfouie à plus de 2400 mètres de profondeur. Elle a été déposée au plus profond de l’océan Indien par un véhicule sous-marin télécommandé ! Mais tout a été prévu jusqu’au moindre détail : le géocacheur repérera facilement le trésor grâce aux pièces d’or posée sur la boîte. Tandis qu’à l’intérieur, il trouvera un journal de bord résistant à l’eau de mer. Bien vu !


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Bryan Roth, cofondateur de GroundSpeak

« Le Géocaching est devenu populaire 

grâce au bouche-à-oreille »

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Co-fondateur de « Geocaching.com » en 2000, l’Américain Bryan Roth raconte pour Welcome Fans l’origine du site et explique les raisons de son succès ainsi que les dernières nouveautés de l’application.




Comment vous êtes-vous retrouvé dans l’univers « géocaching » ?  
Mon ami Jeremy Irish (co-fondateur) est arrivé un jour dans mon bureau avec un GPS à la main. À l’époque, ça faisait encore partie des nouveautés technologiques. Il était tellement fasciné qu’il voulait m’en montrer le fonctionnement. Puis, par le plus grand des hasards, il a découvert sur internet un groupe de personnes qui jouaient à un jeu baptisé « Great American GPS Stash Hunt ». L’ancêtre du géocaching. C’est à ce moment qu’il a eu l’idée de créer un site web afin de rendre ce jeu plus accessible, plus facile à organiser. C’est ainsi qu’en septembre 2000, « Geocaching.com » est né. J’ai directement rejoint l’aventure ! Au début, on travaillait dessus seulement les nuits et les week-ends. Jusqu’au jour où l’on a engendré suffisamment de bénéfices – grâce aux ventes de merchandising, T-shirt, caquettes et divers objets – pour travailler à plein temps sur ce projet et démissionner de nos autres emplois. Aujourd’hui, notre société compte près de 80 employés.


Comment expliquez-vous le succès mondial du géocaching ?
Pendant douze ans, nous n’avons fait aucun marketing ! Le géocaching s’est répandu uniquement grâce au bouche-à-oreille. Des gens qui disaient à leurs amis : « Tu devrais essayer, c’est gratuit, c’est très amusant et ça fait sortir de chez soi avec les enfants ! » Puis, les médias ont relayé l’info, présentant le géocaching comme une manière originale de découvrir sa région et le monde. D’autant qu’aujourd’hui, qui n’a pas de smartphone ? Il suffit aux gens de télécharger l’application pour se lancer.


En France, une région a développé sa propre application de géocaching. Est-ce que cela vous dérange ?
Non, absolument pas. Notre mission est d’encourager les gens à l’exploration et à l’aventure. Nous souhaitons qu’il y ait moins de gens scotchés à leur canapé, devant leur télévision en mangeant des chips… L’important pour nous est que les gens sortent de chez eux.


Quelle est la dernière nouveauté de Geocaching.com ?
En janvier dernier, nous avons lancé un nouveau produit appelé « Adventure Lab ». Grâce à ce nouvel outil, vous pouvez raconter une histoire. Exemple : « L’épée d’Excalibur a été volée à la tour Eiffel ! » Si vous allez là-bas, vous obtiendrez des informations. Pour prouver que vous êtes sur place, vous devrez répondre à une question – une sorte d’énigme qui peut se présenter sous la forme d’une vidéo ou de plusieurs images. Si vous donnez la bonne réponse, vous vous dirigerez vers le lieu suivant. Et ainsi de suite… Notre objectif est de toujours mieux intégrer les nouvelles technologies à l’application et à la plateforme. Si nous proposons aux géocacheurs de meilleurs outils, ils pourront ainsi créer des expériences plus captivantes.


Cette année, le géocaching fête ses 20 ans. Vous préparez quelque chose de spécial ?
Oh que oui ! Nous organisons un grand événement au Seattle Center, où se trouve la Space Needle, qui est une zone extrêmement touristique. La date est déjà fixée : ce sera le 15 août prochain. Il y aura sans doute des milliers de personnes venant du monde entier. Et puis, début mai, il y aura également un très grand événement de géocaching à Prague. Tout au long de l’année, il va y avoir de nombreux événements dans le monde.

Co-fondateur de « Geocaching.com » en 2000, l’Américain Bryan Roth raconte pour Welcome Fans l’origine du site et explique les raisons de son succès ainsi que les dernières nouveautés de l’application.




Comment vous êtes-vous retrouvé dans l’univers « géocaching » ?  
Mon ami Jeremy Irish (co-fondateur) est arrivé un jour dans mon bureau avec un GPS à la main. À l’époque, ça faisait encore partie des nouveautés technologiques. Il était tellement fasciné qu’il voulait m’en montrer le fonctionnement. Puis, par le plus grand des hasards, il a découvert sur internet un groupe de personnes qui jouaient à un jeu baptisé « Great American GPS Stash Hunt ». L’ancêtre du géocaching. C’est à ce moment qu’il a eu l’idée de créer un site web afin de rendre ce jeu plus accessible, plus facile à organiser. C’est ainsi qu’en septembre 2000, « Geocaching.com » est né. J’ai directement rejoint l’aventure ! Au début, on travaillait dessus seulement les nuits et les week-ends. Jusqu’au jour où l’on a engendré suffisamment de bénéfices – grâce aux ventes de merchandising, T-shirt, caquettes et divers objets – pour travailler à plein temps sur ce projet et démissionner de nos autres emplois. Aujourd’hui, notre société compte près de 80 employés.


Comment expliquez-vous le succès mondial du géocaching ?
Pendant douze ans, nous n’avons fait aucun marketing ! Le géocaching s’est répandu uniquement grâce au bouche-à-oreille. Des gens qui disaient à leurs amis : « Tu devrais essayer, c’est gratuit, c’est très amusant et ça fait sortir de chez soi avec les enfants ! » Puis, les médias ont relayé l’info, présentant le géocaching comme une manière originale de découvrir sa région et le monde. D’autant qu’aujourd’hui, qui n’a pas de smartphone ? Il suffit aux gens de télécharger l’application pour se lancer.


En France, une région a développé sa propre application de géocaching. Est-ce que cela vous dérange ?
Non, absolument pas. Notre mission est d’encourager les gens à l’exploration et à l’aventure. Nous souhaitons qu’il y ait moins de gens scotchés à leur canapé, devant leur télévision en mangeant des chips… L’important pour nous est que les gens sortent de chez eux.


Quelle est la dernière nouveauté de Geocaching.com ?
En janvier dernier, nous avons lancé un nouveau produit appelé « Adventure Lab ». Grâce à ce nouvel outil, vous pouvez raconter une histoire. Exemple : « L’épée d’Excalibur a été volée à la tour Eiffel ! » Si vous allez là-bas, vous obtiendrez des informations. Pour prouver que vous êtes sur place, vous devrez répondre à une question – une sorte d’énigme qui peut se présenter sous la forme d’une vidéo ou de plusieurs images. Si vous donnez la bonne réponse, vous vous dirigerez vers le lieu suivant. Et ainsi de suite… Notre objectif est de toujours mieux intégrer les nouvelles technologies à l’application et à la plateforme. Si nous proposons aux géocacheurs de meilleurs outils, ils pourront ainsi créer des expériences plus captivantes.


Cette année, le géocaching fête ses 20 ans. Vous préparez quelque chose de spécial ?
Oh que oui ! Nous organisons un grand événement au Seattle Center, où se trouve la Space Needle, qui est une zone extrêmement touristique. La date est déjà fixée : ce sera le 15 août prochain. Il y aura sans doute des milliers de personnes venant du monde entier. Et puis, début mai, il y aura également un très grand événement de géocaching à Prague. Tout au long de l’année, il va y avoir de nombreux événements dans le monde.

(1) GroundSpeak, (2) Terra aventura et (3) Malika Turin