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Sport Musique Autres Spectacle

L’AccorHotels Arena a trente-cinq ans. Dimensions dantesques, gradins escamotables, concerts mythiques et victoires sportives inoubliables : tout le monde a au moins un souvenir dans cette salle adulée des fans, des artistes et des sportifs. Alors que l’ex-POPB se prépare à recevoir les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et organisera dès janvier 2021 un match de la saison de NBA, nous vous faisons entrer dans les coulisses d’une Arena qui a conquis la France.

Welcome Fans vous propose un voyage dans le temps pour redécouvrir l’histoire riche et intense d’un site hors normes qui peut accueillir aujourd’hui plus de 20 000 personnes et les manifestations les plus spectaculaires.

Aux origines de l’AccorHotels Arena

On a oublié aujourd’hui à quel point, au milieu des années 1970, le quartier de Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris, est vieillissant et déserté. Les entrepôts de vin qui faisaient son identité ont été démolis, libérant 39 hectares de terrain à l’est de la capitale. Pour combler ce vide, et rééquilibrer une ville dont les centres névralgiques se situent alors surtout à l’ouest et au sud, Jacques Chirac, le maire de l’époque, décide de créer une salle hors normes, capable d’accueillir entre 10 000 et 17 000 personnes pour des événements culturels et de recevoir 22 disciplines sportives différentes. Le projet, aux dimensions pharaoniques, séduit de nombreux architectes qui soumettent leurs idées, toutes axées sur la nécessaire polyvalence d’un lieu qui devra être capable de marier concerts, sport ou spectacles de cirque.


Le 23 octobre 1979, la ville désigne l’équipe d’architectes Andrault, Parat, Prouvé et Guvan lauréate du concours. Leurs grandes idées ? Une structure métallique facilitant l’utilisation de nombreux appareillages et permettant la souplesse des configurations, et des talus de gazon inclinés à 45 degrés qui, en masquant le béton de la construction, intègrent le site dans l’environnement de verdure appelé à être créé par le parc de Bercy.

Concert de JUL

Les travaux débutent en février 1981 et dureront jusqu’à la fin de 1983. Le budget initial, estimé à 400 millions de francs, sera doublé, mais le résultat est digne d’un Colisée parisien : arène avec piste de cyclisme et d’athlétisme de six couloirs, pouvant l’une et l’autre être reconverties en gradins ; aire centrale de 3600 m2 comprenant une installation fixe pour patinoire susceptible d’être recouverte par un plancher ; podium amovible de 900 m2 ; salles de préparation et d’entraînement comprenant vestiaires polyvalents et loges d’artistes… Le tout abrité par un toit où circule un réseau de rails permettant de réaménager l’espace en un temps record.


Début 1984, la salle pyramidale, devenue en 35 années l’un des emblèmes de Paris, s’apprête à ouvrir ses portes et à écrire le premier chapitre de son histoire. Le Palais omnisports de Paris-Bercy, future AccorHotels Arena, est né.

Exposition des 35 ans de l'AccorHotels Arena
Le public

La League of Legends

La League of Legends

La League of Legends
Des courses de chevaux, de lévriers et chiens de traîneau

Le 3 février 1984, Jacques Chirac en personne inaugure l’Arena et donne le départ d’une épreuve cycliste mythique : les Six Jours de Paris qui renaissent, 26 ans après leur dernière édition. La course, qui s’étend sur… six jours, est notamment marquée par la bicyclette révolutionnaire de l’Italien Francesco Moser, au cadre profilé et aux roues lenticulaires. Dans la foulée, la salle déploie déjà des trésors de flexibilité en prévision des matchs de hockey sur glace qui leur succèdent : il ne faut que quatre jours pour descendre la température de la dalle à -8 °C, par paliers successifs, puis la recouvrir de trois centimètres d’eau transformée en glace au bout de vingt-quatre heures. Le défi de la polyvalence est largement relevé.

« On est passés du Rolex Paris Masters à une très grande compétition mondiale de e-sports. On a l’impression que la salle est faite pour du tennis, et soudainement, tout change. Mais cela représente cent tonnes de matériel, quatre jours de montage 24 heures sur 24… C’est un truc de dingue (...) »

Nicolas Dupeux, Directeur général de l’AccorHotels Arena

Nicolas Dupeux, directeur général de l’AccorHotels Arena, explique aujourd’hui à quel point « ce genre de folie où l’irréalisable devient réalisable, avec des équipes qui repoussent toujours les limites de l’extraordinaire » est la grande force de la salle. « Récemment, poursuit-il, on est passés du Rolex Paris Masters à une très grande compétition mondiale de e-sports. On a l’impression que la salle est faite pour du tennis, et soudainement, tout change. Mais cela représente cent tonnes de matériel, quatre jours de montage 24 heures sur 24… C’est un truc de dingue. Et deux jours après, il y a un concert de rap, suivi d’un concert assis philarmonique, avec un combat de boxe entre les deux. Ces métamorphoses sont fascinantes. »


Concrètement, l’Arena se spécialise vite dans ce que l’on appelle le « sport spectacle », et notamment la miniaturisation de disciplines d’extérieur pour les faire entrer dans le domaine de Bercy. En 1984, une compétition de moto-cross – le Supercross Paris-Bercy – nécessite un immense chantier, tout comme les Masters de karting de Paris-Bercy à partir de 1993, avec les pilotes de F1 Alain Prost et Ayrton Senna pour cette première édition. Au rayon des incongruités qui font tout le sel de la salle, on trouve aussi des courses de chevaux, de lévriers et même de chiens de traîneau, huskies de Sibérie ou d’Alaska. Il faut aussi déployer des trésors d’inventivité pour recevoir en mars 1990 une compétition de planche à voile : propulsés par vingt-six ventilateurs posés le long d’un plan d’eau de plus de cinquante mètres, les véliplanchistes enchaînent les prouesses et régalent près de 40 000 spectateurs en trois jours.

EuroVolley

Et comment oublier le Tam Tam Snow Show du 25 novembre 1995 ? Sur une piste de près de cent mètres recouverte sous des tonnes de neige amenées spécialement de Tignes, le champion olympique et triple champion du monde Edgar Grospiron dévale les bosses et offre au public une série de sauts acrobatiques.

Sting en 2019
« Une partie de mon histoire est liée à cette salle », Bono

Le sport, c’est une chose, mais l’AccorHotels Arena, c’est aussi les plus grands artistes du monde de la musique : Pink Floyd, ACDC, Johnny Hallyday, Deep Purple, The Who, Daft Punk, Madonna, Depeche Mode, The Cure… La liste, loin d’être exhaustive, ferait déjà mourir d’envie la plupart des salles de concert du monde. « En travaillant à l’AHA, on vit les événements dans le regard des fans, raconte Nicolas Dupeux. Ce moment de communion entre l’artiste et son spectateur est extraordinaire. L’un de mes plus grands souvenirs, c’était pour la venue de BTS [le boys band sud-coréen] en octobre 2018. Il y a eu cinq jours de queue devant l’Arena. Le soir venu, j’étais à l’accueil, et je me souviens d’une jeune fille qui présente son billet, qui ne passe pas. Elle s’était fait avoir par un revendeur de faux billets. Et là, elle s’écroule en larmes, par terre. Son rêve était en train de lui échapper. Je vous rassure, on l’a fait entrer quand même. Mais c’est fou de se dire que nous sommes un lieu qui véhicule autant de passion. »

« Une partie de mon histoire est liée à cette salle, on a vécu quelque chose ensemble, j’y tiens énormément, c’est intime »

Bono - Chanteur U2

Progressivement, la salle est devenue un marqueur fort de la capitale. Un lieu apprécié des artistes, du fait de son ampleur, mais aussi de son histoire et donc de l’aura qui s’en dégage. « Souvent, les musiciens nous disent : “Est-ce que je peux faire l’AccorHotels Arena ? ” témoigne Nicolas Dupeux. C’est une fierté pour eux, ils sentent qu’ils ne doivent pas décevoir, être à la hauteur avec le niveau d’histoire de ce bâtiment. C’est rare, ce rapport à une salle. » Le directeur général, en poste depuis deux années, rassemble ses souvenirs et donne deux exemples majeurs : « U2 est revenu jouer en septembre 2018 dans cette salle qu’ils connaissent depuis 1985, et j’ai eu la chance de les croiser dans leur loge. Bono me dit : “Une partie de mon histoire est liée à cette salle, on a vécu quelque chose ensemble, j’y tiens énormément, c’est intime.” Bono, quand même ! L’autre exemple, c’est avec Enrique Iglesias. On essaie toujours d’avoir un objet dédicacé par l’artiste qui se produit. Mais là, sa sécurité ne nous laisse pas passer. À ce moment, il sort de sa loge et on lui explique la situation. Il répond : “Attendez, c’est moi qui suis fier de chanter ici. C’est ma salle préférée en Europe, et j’aimerais qu’on prenne une photo ensemble, pour ma propre collection.” Cette salle, on la respecte et on l’admire. »

Les loges

Concert d'Elton John

Concert d'Elton John

Concert d'Elton John
De Scorpions à Drake, quelques concerts clés

29 février 1984 :

Premier concert. Le groupe Scorpions vient chanter son tube mythique « Still Loving You », avant qu’une extinction de voix du leader Klaus Meine ne pousse le public à accompagner en chorale le groupe allemand. Grand moment d’émotion.

18 septembre 1984 :

Trois jours après la venue d’ACDC, Queen établit le premier record de la salle avec 17 000 spectateurs.

Entre septembre et octobre 1985 :

Jacques Higelin établit le record du nombre de shows consécutifs : un mois de concerts et 185 000 spectateurs, avec reconstitution du parvis de Notre-Dame, système de trappes pour piano et musiciens, invités comme Barbara ou Depardieu…

4 décembre 1996 :

Dorothée, qui détient le record du nombre de représentations pour une artiste féminine avec 57 passages, à raison parfois de trois spectacles par jour, donne un concert autour d’une piste de cirque, d’une quinzaine de danseurs et de cracheurs de feu.

2 mars 2007 :

Michel Polnareff sort de sa retraite américaine après 34 années d’absence. 40 000 billets sont réservés en vingt-quatre heures, et deux dates ajoutées.

19 mai 2010 :

Lady Gaga bat un record dès sa première apparition, l’ensemble des places étant vendu en soixante secondes chrono.

13 mars 2019 :

Le canadien Drake dépasse tout en matière de démesure. Scène à 360 degrés, aucun musicien ni choriste, mais des danseurs pour accompagner une pléiade d’effets visuels et de scénographies. Le show trouve son apogée lorsqu’une Ferrari flotte au-dessus du public, comme si Drake en tenait les fils invisibles.

L’AccorHotels Arena, aujourd’hui et demain

En mars 2014, la salle connaît un tournant majeur : des travaux de rénovation sont initiés, afin de la moderniser et de la propulser de manière pérenne dans le top 5 des arénas mondiales. Une année et demie plus tard, le Palais omnisports de Paris-Bercy est renommé l’AccorHotels Arena et ouvre une nouvelle page de son histoire. La salle peut désormais accueillir jusqu’à 20 300 spectateurs, propose plus de 140 shows par saison, offre trente configurations différentes, cinquante-quatre loges et huit salons. En tout, ce sont 1,6 million de spectateurs qui vivent l’expérience chaque année.

« D’ici un an ou dix-huit mois, nous devrions pouvoir nous lancer dans cette activité. Notre objectif n’est pas de monter des événements que font déjà nos clients, mais plutôt de travailler le mélange du sport, de la musique et du spectacle, pour créer quelque chose qui n’existe pas ailleurs. »

Nicolas Dupeux, Directeur général de l’AccorHotels Arena

Avec une centaine de permanents, et jusqu’à plusieurs milliers de renforts lors de certains événements, l’AccorHotels Arena est un petit monde à lui seul qui s’insère avec passion dans le quartier de Bercy. « La rénovation de 2014-2015 a été pensée avec l’objectif d’ouvrir l’Arena sur la ville. C’est pour cela qu’il y a beaucoup d’esplanades et de parties vitrées. Demain, nous souhaitons faire de ce quartier une destination, un lieu qui vivrait tous les jours, au-delà de l’AccorHotels Arena. Pour cela, nous avons plusieurs réflexions avec la Cinémathèque française voisine, mais aussi les gares, la RATP… »


En matière de manifestations culturelles ou sportives, l’Arena cherche là aussi à se réinventer, à vivre avec son temps pour continuer à susciter le désir et l’attente. La co-production d’événements est par exemple envisagée, comme le confie Nicolas Dupeux : « D’ici un an ou dix-huit mois, nous devrions pouvoir nous lancer dans cette activité. Notre objectif n’est pas de monter des événements que font déjà nos clients, mais plutôt de travailler le mélange du sport, de la musique et du spectacle, pour créer quelque chose qui n’existe pas ailleurs. » L’AccorHotels Arena n’a pas fini de vibrer, et faire vibrer…

Fabien Gavard-Gaton - SVP Sponsoring et Événements du groupe Accor
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Rencontre avec Fabien Gavard-Gaton, SVP Sponsoring et Événements du groupe Accor : « La question de l’hospitalité est centrale pour nous »



Pourquoi le groupe hôtelier Accor s’est-il intéressé à une salle de spectacle ?
En 2015, Accor est devenu AccorHotels, et nous cherchions une manière forte d’incarner ce changement quand cette opportunité s’est présentée. C’était une occasion unique de nous associer à un bâtiment qui a une histoire forte et une très riche programmation. C’était aussi pour nous l’occasion de collaborer avec les Américains d’AEG, qui compte parmi les plus gros opérateurs au monde de salles de spectacle et qui était déjà actionnaire du POPB. Nous avions trois objectifs dans cette association, bien entendu communiquer autour de notre nouveau nom, mais également démontrer notre savoir-faire en matière d’hospitalité et offrir de nouvelles expériences à nos meilleurs clients participant à nos programmes de fidélité. L’AccorHotels Arena nous permet de répondre à toutes leurs passions en leur offrant un large choix de spectacles et d’évènements sportifs. On peut leur faire découvrir aussi bien un concert de M ou de Lana Del Rey que la finale de League of Legend.


Qu’y a-t-il de commun entre l’accueil de voyageurs et celui de spectateurs et d’artistes ?
La question de l’hospitalité est bien évidement centrale pour nous, comme elle l’est pour une salle de spectacle. Nous avons mis en place une charte d’accueil avec l’AccorHotels Arena pour que spectateurs et artistes soient aussi bien accueillis que dans nos hôtels. C’est un souci constant qui se manifeste par d’innombrables attentions. Ainsi par exemple, les inconfortables bancs des joueurs de tennis de l’Open de Paris ont été remplacés par des canapés et des tables basses design. De même, les loges des artistes ont été transformées en véritables suites d’un confort qu’on ne trouve dans aucune autre salle de concert. Nous offrons aux spectateurs de l’AccorHotels Arena de bénéficier de tarifs préférentiels et de petit déjeuner gratuit dans nos hôtels proches de la salle. Et nous avons créé avec Welcome Fans un corner qui leur offre des services gratuits comme la recharge de leur portable. Nous faisons tout pour que le public vive une véritable expérience.


Quel est votre meilleur souvenir de l’AccorHotels Arena ?
Ce que j’aime avant tout dans cette salle, c’est qu’elle reste à échelle humaine, alors qu’on peut y produire des évènements spectaculaires. Je me souviens notamment d’un concert de U2 avec une incroyable scène centrale et un écran qui traversait toute la salle ou encore de la tournée de Muse qui utilisait des drones pour des images incroyables. Où que l’on soit placé dans la salle, on a une excellente visibilité. C’est à la fois une très grande salle et en même temps une salle intime. Et depuis les travaux de 2015, elle est au top de la modernité.


Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de cette association ? 
Il y avait déjà eu quelques expériences en dehors de Paris, mais le « naming » de l’AccorHotels Arena est le premier d’un tel monument du spectacle en France. Cinq ans après, nous en tirons un bilan extrêmement positif. La croissance de notoriété de la salle est réelle, et nous sommes aujourd’hui dans le top 3 européen avec l’Allianz Arena à Munich et l’Emirates Stadium à Londres. C’est un pari gagné. D’ailleurs, si j’en juge par le taux de remplissage de 97% de notre loge à l’AccorHotels Arena, nos membres semblent très heureux de ce partenariat. Cette offre et sa diversité les séduisent ainsi que leurs familles. Ils répondent présent, même lors de spectacles concernant avant tout le public des milenials. Mais ce qui nous réjouit le plus, c’est que, quand on interroge le public pour savoir si ce partenariat leur semble légitime, on a d’excellents taux de réponses positives.



Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de cette association ?
Le contrat qui nous lie est de 10 ans, il arrivera donc à échéance en 2025, mais il est renouvelable. En janvier prochain, l’AccorHotels Arena va devenir plus simplement l’Accor Arena, et nous allons progressivement intégrer notre nouvelle marque All dans le parcours client. En revanche, nous n’avons pas d’autre projet de « naming » à court terme.

Rencontre avec Fabien Gavard-Gaton, SVP Sponsoring et Événements du groupe Accor : « La question de l’hospitalité est centrale pour nous »



Pourquoi le groupe hôtelier Accor s’est-il intéressé à une salle de spectacle ?
En 2015, Accor est devenu AccorHotels, et nous cherchions une manière forte d’incarner ce changement quand cette opportunité s’est présentée. C’était une occasion unique de nous associer à un bâtiment qui a une histoire forte et une très riche programmation. C’était aussi pour nous l’occasion de collaborer avec les Américains d’AEG, qui compte parmi les plus gros opérateurs au monde de salles de spectacle et qui était déjà actionnaire du POPB. Nous avions trois objectifs dans cette association, bien entendu communiquer autour de notre nouveau nom, mais également démontrer notre savoir-faire en matière d’hospitalité et offrir de nouvelles expériences à nos meilleurs clients participant à nos programmes de fidélité. L’AccorHotels Arena nous permet de répondre à toutes leurs passions en leur offrant un large choix de spectacles et d’évènements sportifs. On peut leur faire découvrir aussi bien un concert de M ou de Lana Del Rey que la finale de League of Legend.


Qu’y a-t-il de commun entre l’accueil de voyageurs et celui de spectateurs et d’artistes ?
La question de l’hospitalité est bien évidement centrale pour nous, comme elle l’est pour une salle de spectacle. Nous avons mis en place une charte d’accueil avec l’AccorHotels Arena pour que spectateurs et artistes soient aussi bien accueillis que dans nos hôtels. C’est un souci constant qui se manifeste par d’innombrables attentions. Ainsi par exemple, les inconfortables bancs des joueurs de tennis de l’Open de Paris ont été remplacés par des canapés et des tables basses design. De même, les loges des artistes ont été transformées en véritables suites d’un confort qu’on ne trouve dans aucune autre salle de concert. Nous offrons aux spectateurs de l’AccorHotels Arena de bénéficier de tarifs préférentiels et de petit déjeuner gratuit dans nos hôtels proches de la salle. Et nous avons créé avec Welcome Fans un corner qui leur offre des services gratuits comme la recharge de leur portable. Nous faisons tout pour que le public vive une véritable expérience.


Quel est votre meilleur souvenir de l’AccorHotels Arena ?
Ce que j’aime avant tout dans cette salle, c’est qu’elle reste à échelle humaine, alors qu’on peut y produire des évènements spectaculaires. Je me souviens notamment d’un concert de U2 avec une incroyable scène centrale et un écran qui traversait toute la salle ou encore de la tournée de Muse qui utilisait des drones pour des images incroyables. Où que l’on soit placé dans la salle, on a une excellente visibilité. C’est à la fois une très grande salle et en même temps une salle intime. Et depuis les travaux de 2015, elle est au top de la modernité.


Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de cette association ? 
Il y avait déjà eu quelques expériences en dehors de Paris, mais le « naming » de l’AccorHotels Arena est le premier d’un tel monument du spectacle en France. Cinq ans après, nous en tirons un bilan extrêmement positif. La croissance de notoriété de la salle est réelle, et nous sommes aujourd’hui dans le top 3 européen avec l’Allianz Arena à Munich et l’Emirates Stadium à Londres. C’est un pari gagné. D’ailleurs, si j’en juge par le taux de remplissage de 97% de notre loge à l’AccorHotels Arena, nos membres semblent très heureux de ce partenariat. Cette offre et sa diversité les séduisent ainsi que leurs familles. Ils répondent présent, même lors de spectacles concernant avant tout le public des milenials. Mais ce qui nous réjouit le plus, c’est que, quand on interroge le public pour savoir si ce partenariat leur semble légitime, on a d’excellents taux de réponses positives.



Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de cette association ?
Le contrat qui nous lie est de 10 ans, il arrivera donc à échéance en 2025, mais il est renouvelable. En janvier prochain, l’AccorHotels Arena va devenir plus simplement l’Accor Arena, et nous allons progressivement intégrer notre nouvelle marque All dans le parcours client. En revanche, nous n’avons pas d’autre projet de « naming » à court terme.

(1) GettyImages - (2),(3),(4),(5), (7) Nicko Guihal - (6) Pierre Hennequin